Le dossier lycée

Anne-Claire Scébalt

11 décembre : l'APEMu est reçue par la DGESCO

 

 

20 novembre : pétition adressée à M le Ministre

 

Monsieur le Ministre, 

L’annonce dans le journal du dimanche de la décision d’offrir au grec et au latin la possibilité de conserver ces points bonus coefficient 3 suscite parmi les enseignants et les élèves un sentiment d’injustice et une grande incompréhension. Cette inégalité de traitement nous interpelle et interroge sur l’équité entre les candidats à l’examen. En effet, l’investissement de tous les élèves ne devrait-il pas être valorisé, quelle que soit l’option choisie ? Tout travail assidu et motivé ne mérite-t-il pas d’être pris en compte au baccalauréat ? Comment ce premier diplôme pourrait-il déroger à une obligation d’équité au sein de l’école de la République ? 

La perte des points bonus sera lourde de conséquences pour les lycéens dont l’investissement et le travail ne seront plus reconnus.. Si l’argument des faibles effectifs en latin et grec prévalait pour l’accord de cet avantage, il n’en sera pas moins réel pour les options artistiques qui, sans cette reconnaissance légitime, verront leurs effectifs considérablement diminuer. En effet, peu de lycéens, l’année du bac où ils concentrent leurs efforts vers l’obtention de ce diplôme, ne suivront un enseignement à raison de trois heures par semaine sans que cet enseignement ne soit valorisé dans l’examen final. 

Sans réponse de votre part à nos courriers des 30 septembre et 10 octobre, nous avons lancé une pétition que nous vous prions de bien vouloir trouver ci-joint. Celle-ci demande un traitement juste et équitable de toutes les options avec le rétablissement des points bonus pour toutes les options. Cette pétition a été signée par les principales associations de spécialistes des enseignements artistiques : Polychrome-edu et les Ailes du Désir et a récolté plus de 6 100 signatures en deux semaines. Il n’est pas étonnant de voir se mobiliser autour de cette demande des enseignants de nombreuses disciplines, des élèves, des artistes mais aussi tout un chacun car l’éducation artistique n’est pas uniquement un levier pour obtenir son baccalauréat. Chaque adulte que nous sommes mesure l’importance des arts et de l’éducation artistique dans la vie d’un citoyen éclairé. 

Par ailleurs, si le rétablissement des points bonus assurera dans l’avenir un maintien des effectifs dans les lycées, nous nous inquiétons vivement du devenir des options dans de nombreux établissements. En effet, les conseils pédagogiques ont eu lieu et de nombreux collègues annoncent la fermeture de l’option, sacrifiée sur l’autel de la réforme. Si, bien entendu, les choix de répartitions horaires relèvent de la compétence des établissements et de leur conseil pédagogique, la volonté et le soutien de l’institution donnent des orientations aux choix effectués par les équipes et les personnels de direction. Pour mesurer ce grave problème avec des données factuelles et précises, nous dressons actuellement une carte des projets de suppressions d’option. 

Ainsi, afin d’aborder toutes ces questions cruciales et de permettre aux enseignements artistiques de poursuivre leur mission d’éducation culturelle au lycée nous sollicitons de votre haute bienveillance une audience. 

Dans l’attente de cette rencontre, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, l’expression de nos sentiments respectueux et dévoués à une éducation fondée sur des principes d’égalité.   

 

 

14 novembre : L'APEMu est reçue par le CSP et la DGESCO (M. Xavier Turion)

Compte rendu : cliquer ici

 

12 novembre : Proposition de courrier aux députés pour une équité de traitement des options
facultatives au baccalauréat

Cliquer ici

 

2 novembre : L'APEMu lance une pétition pour une équité de traitement des options
facultatives au baccalauréat

Cliquer ici

 

 11 octobre : Courrier commun avec les enseignants d'arts plastiques, cinéma et théâtre

 

Monsieur le Ministre, 

Nous avons considéré avec intérêt la réforme des lycées et l’annonce de la fin des filières dans les lycées. Mais nous découvrons avec consternation, au fil de l’été, les nouvelles maquettes d’enseignement et les informations concernant les futures répartitions de nos disciplines artistiques. 
Tout d’abord, nous avons peine à comprendre comment l’option de 3H pourra attirer un nombre d’élèves conséquent au sein du lycée avec un coefficient au bac représentant un centième du total. Avec évidence, c’est l’annonce de la fin de ce qui semblait pourtant être le prolongement de l’ancienne option facultative, bien mieux dotée en coefficient dans l’ancien bac, puisque les points au-dessus de la moyenne pouvaient être doublés dans la moyenne totale.
Nous apprenons avec soulagement que les options de latin grec ont obtenu un coefficient plus conséquent pour pallier ce problème, mais nous nous étonnons que ce qui est considéré juste pour les uns ne le soit pas pour les autres. Si le problème a donc été repéré pour d’autres disciplines, il pourrait tout autant l’être pour la nôtre. Il est tout de même dommage qu’il faille arracher, discipline après discipline, ce qui la rend viable. En conséquence, nous sollicitons de votre part la prise en considération de cette quasi-absence de coefficient et sa nécessaire revalorisation pour ne pas voir la mort programmée de l’option « arts » en lycée.
Par ailleurs, nous ajouterons au désagrément d’un coefficient quasi-nul pour l’option, l’annonce que notre spécialité devient « rare ». Certes, nos enseignements n’étaient pas prodigués dans tous les lycées, mais cette appellation semble sonner comme un programme funeste : la réforme, loin de viser à développer les enseignements artistiques, les « raréfie ». Actuellement, les options de spécialité sont réparties à peu près également sur les différents bassins et secteurs. 
Si seuls les lycées « peu attractifs » seront dotés de la spécialité, selon les propos du ministère rapportés par Marianne dans l’article publié le 3 octobre 2018, de nombreux élèves élèves risquent d'y renoncer. Cela est d’autant plus regrettable et inquiétant que ces spécialités correspondent à de véritables offres de formation et développent des compétences recherchées tant dans la vie professionnelle que citoyenne. Dans de nombreux territoires, elles sont par ailleurs la seule opportunité pour des élèves de poursuivre une pratique artistique à l’issue du collège. Plusieurs rapports de l’inspection générale montrent combien les arts jouent un rôle essentiel pour les élèves en difficulté, mais également pour ceux en réussite. 
Pour une réforme égalitaire, qui n’avantage pas les uns au détriment des autres, les options doivent être prises en compte de la même manière dans l’examen final et la carte des spécialités doit pouvoir offrir un accès réel et tangible à tout lycéen, ce dans un périmètre raisonnable de son lieu de domicile.

 

1er octobre : Courrier à M le Ministre concernant l'évaluation au Baccalauréat des options facultatives

 

Monsieur le Ministre,

Dans un contexte de réforme, où les inquiétudes sur le devenir des enseignements musicaux pèsent fortement, nous sommes scandalisés de lire dans le Journal du Dimanche du 30 septembre que les langues anciennes seront les seules options à conserver le bénéfice des points bonus dans le nouveau baccalauréat. Nous nous interrogeons sur les raisons et la légitimité de cet avantage réservé à ces enseignements alors même que, pour reprendre l’argument évoqué dans le JDD, les nombreux élèves qui se présentent en option musique seront eux-aussi démotivés par la part infime que représentera leur investissement dans le total des points du baccalauréat.

Cette décision, perçue comme une injustice, risque d’affecter profondément le recrutement des élèves, la pérennité des options et par conséquent portera atteinte à la vie musicale des établissements. A l’heure du plan choral, inscrit plus globalement dans une politique de développement culturel à tous les niveaux de l’école, nous ne pouvons imaginer qu’une telle annonce puisse être confirmée sans conséquence préjudiciable sur les différents volets de ce plan (école en chœur, rentrée en musique, cérémonies patriotiques). L’une des qualités de ce plan était sans doute la cohérence et la vision d’ensemble de la maternelle au lycée. L’atteinte portée aux options et leur affaiblissement nuiront sans doute au dernier maillon de cette chaine.

Alors même que vous avez initié avec le ministère de la culture différents plans où la musique semblait une priorité, nous craignons de voir un enseignement musical très affaibli dans cette réforme. La disparition des enseignements d’arts du son, la carte des spécialités, l’évaluation au baccalauréat telle qu’elle est prévue actuellement sont pour nous des points particulièrement inquiétants. Ainsi, sollicitons-nous de votre haute bienveillance une audience afin d’aborder ces différents sujets préoccupants.

Dans l’attente de cette rencontre, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre de l’éducation nationale, l’expression de nos sentiments respectueux et dévoués à une éducation fondée sur des principes d’égalité.

Anne-Claire SCEBALT, Présidente de l’APEMu

 

28 septembre : l'APEMu est reçue par le Conseil Supérieur des Programmes

Compte rendu : cliquer ici

 

L'APEMu n'ayant pas pu prendre connaissance du projet de programmes avant l'audience, elle s'associe aux autres associations disciplinaires avec le communiqué suivant :

 

 

Nos propositions pour un programme

Cliquer ici

 

Dossier "La musique au coeur des possibles"
remis à Xavier Turion au ministère le 9 février 2018.

 Cliquer ici

 

Compte rendu audience à la DGESCO sur la réforme du lycée
9 février 2018


L’APÉMu, représentée par sa présidente Anne-Claire Scébalt et Mathilde Auger, la directrice de publication de la revue,
a été reçue par Xavier Turion, directeur adjoint de la DGESCO, et Muriel Grebert, membre du Bureau de la Formation,
Mission de l'accompagnement et de la formation.

Cliquer ici